Formation IA16 octobre 2026
Formation IA images et vidéos : le guide complet
Aujourd'hui, les équipes marketing et communication doivent produire toujours plus de visuels et de vidéos, pour les réseaux sociaux, les campagnes ou les présentations, sans que les budgets ni les délais suivent la même courbe. Pourtant, dans la plupart des entreprises, l'usage de Midjourney, de ChatGPT ou de Canva se limite encore à quelques essais isolés, car les visuels obtenus respectent rarement la charte graphique et les équipes ignorent souvent ce qu'elles ont le droit d'en faire. Dans cet article, AI Nation vous explique pourquoi former vos équipes à la création d'images et de vidéos avec l'IA, quels outils connaître, quels cas d'usage privilégier, quelles règles respecter et comment nous avons accompagné le studio créatif de My Little Paris.

Pourquoi former ses équipes à la création d'images et de vidéos avec l'IA ?
La génération d'images par intelligence artificielle a longtemps été perçue comme un gadget, utile pour illustrer un post mais incapable de respecter les exigences d'une marque. Aujourd'hui, les modèles savent reproduire un style, conserver un personnage d'une image à l'autre et intégrer du texte lisible, ce qui change profondément leur place dans la production.
En revanche, ces outils restent exigeants, car un visuel exploitable ne s'obtient presque jamais en une seule demande, il se construit par itérations successives, en précisant le cadrage, la lumière, la composition et la palette de couleurs.
Sans méthode, chacun avance à tâtons, multiplie les abonnements et finit par produire des visuels génériques, reconnaissables au premier coup d'œil, qui fragilisent l'image de marque au lieu de la servir.
Une formation permet de passer de ces essais isolés à une pratique maîtrisée, dans laquelle chaque collaborateur sait quel outil mobiliser, comment formuler sa demande et à quel moment reprendre la main sur le résultat.
Quels sont les principaux outils IA pour créer des images et des vidéos ?
Le marché des outils d'intelligence artificielle dédiés à l'image et à la vidéo évolue plus vite que tout autre, c'est pourquoi une formation doit moins s'attacher à un outil précis qu'aux grandes familles d'usages qu'ils recouvrent.
- ChatGPT et Gemini, les assistants généralistes, qui génèrent et modifient des images directement dans la conversation, à partir d'une simple description ou d'un visuel existant.
- Midjourney, apprécié des équipes créatives pour la qualité esthétique de ses rendus et sa capacité à explorer rapidement plusieurs directions artistiques.
- Adobe Firefly, intégré à Photoshop et Illustrator, entraîné selon Adobe sur des contenus sous licence, ce qui en fait une option rassurante pour un usage commercial.
- Canva, qui associe la génération d'images à ses modèles de mise en page, une solution accessible pour les collaborateurs qui ne sont pas graphistes.
- Sora, Veo, Runway et Kling, les principaux outils de génération vidéo, capables de produire de courtes séquences à partir d'un texte ou d'une image de départ.
Chacun de ces outils a ses forces et ses limites, et c'est en les comparant sur un même brief que vos équipes apprennent à choisir le bon, plutôt que de s'en tenir à celui qu'elles ont découvert en premier.
Quels sont les cas d'usage en entreprise ?
Plutôt que de raisonner outil par outil, il est plus parlant d'observer les situations de travail dans lesquelles l'IA fait réellement gagner du temps aux équipes créatives et marketing.
- Illustrer un contenu : un chargé de communication crée en quelques minutes le visuel d'un article de blog, d'une newsletter ou d'une présentation, sans passer par une banque d'images.
- Explorer des pistes créatives : une directrice artistique génère plusieurs moodboards avant un shooting, afin de valider une direction avec le client avant d'engager le moindre budget.
- Décliner une campagne : à partir d'un visuel validé, l'équipe produit les formats adaptés à Instagram, à LinkedIn, à l'affichage et au site web.
- Retoucher des photos : supprimer un élément gênant, étendre un décor ou changer un arrière-plan, des opérations qui demandaient auparavant de longues heures de travail.
- Produire une vidéo courte : une équipe marketing transforme un visuel fixe en séquence animée pour une publicité sur les réseaux sociaux ou une annonce produit.
- Créer un support de formation : un service RH réalise une vidéo explicative avec un avatar et une voix de synthèse, mise à jour en quelques clics à chaque évolution de procédure.
Ces cas d'usage ne remplacent pas le travail des graphistes et des vidéastes, ils les libèrent des tâches de production répétitives pour leur laisser davantage de temps sur la conception. Pour aller plus loin, notre article consacré aux meilleurs prompts pour la communication propose des requêtes directement réutilisables.
Droits d'auteur, fair use et transparence : les règles à connaître
Créer des images et des vidéos avec l'intelligence artificielle soulève des questions juridiques que la plupart des collaborateurs ignorent, alors qu'elles conditionnent directement l'usage commercial des contenus produits.
1. Les droits d'auteur
En droit français, une œuvre n'est protégée que si elle porte l'empreinte de la personnalité de son auteur, autrement dit une image entièrement générée par une IA, sans apport créatif humain, bénéficie d'une protection très incertaine. À l'inverse, reproduire le style d'un artiste vivant, le visage d'une personne ou le logo d'une marque expose l'entreprise à un risque de contrefaçon ou d'atteinte au droit à l'image.
2. Le fair use
Le fair use repose sur un grand principe, il est possible de partir d'une image de référence pour s'en inspirer, à condition de créer une nouvelle œuvre originale plutôt qu'une simple copie de l'existant. Autrement dit, l'image de référence sert à guider l'ambiance, la lumière ou la composition d'un visuel, mais le résultat final doit s'en distinguer suffisamment pour ne pas reprendre les éléments caractéristiques de l'œuvre d'origine.
3. La transparence
L'AI Act européen impose d'indiquer qu'un contenu a été généré ou manipulé par intelligence artificielle lorsqu'il imite une personne, un lieu ou un événement réel, ce que l'on appelle couramment un deepfake. Au-delà de l'obligation légale, signaler l'usage de l'IA protège la confiance de votre audience.
Formation IA visuels : le retour d'expérience de My Little Paris
En juin 2026, dans le cadre de son partenariat avec My Little Paris, MyConnecting a confié à AI Nation l'animation de l'atelier Créa Deep Dive, un module dédié aux équipes créatives pour apprendre à générer, éditer et décliner des visuels avec l'IA.
Avant l'atelier, une réunion de cadrage avec la direction de création et un questionnaire de positionnement ont permis d'évaluer le niveau, les outils et les attentes de chaque participante, afin de construire des cas pratiques adaptés à leurs métiers, autour de 4 modules.
- Panorama des outils IA visuels, pour découvrir les principaux outils de génération et d'édition d'images, leurs possibilités, leurs limites et leurs usages en studio.
- Prompt engineering visuel, pour structurer ses demandes et obtenir des visuels cohérents avec une direction artistique et une identité de marque.
- Édition et déclinaison d'assets, pour retoucher les images issues des shootings et décliner automatiquement les visuels pour chaque format et chaque plateforme.
- Usage responsable de l'IA, pour maîtriser les bonnes pratiques liées aux droits d'auteur, à la confidentialité des données et à la transparence des contenus générés.
Le 24 juin 2026, plus de 20 collaborateurs du studio, directrices artistiques print et digital, directrice de création, cheffes de produit et chargées de production image, ont suivi cet atelier de 3h30 à distance, en travaillant directement sur des cas réels du studio.
Autrement dit, l'intelligence artificielle ne remplace pas la direction artistique, elle lui donne de nouveaux moyens d'expression, dès lors que les équipes apprennent à la piloter. Nous vous invitons à découvrir nos formations IA ainsi que le cas client My Little Paris.




